Danielle Richard

Auteure-compositeure, femme du XXI siècle

Catégorie : accueil

Poète musicale du Swang

Cahiers Noircis

Après avoir été celle qui dérange au sein du groupe La Cage de Bruits, l’oiseau rare Danielle Richard renait de ses cendres et quitte l’énergie brute pour la transformer en swing qui soigne. 

Projet pour 2020-21

Le Danielle Richard quintette

Grande exploratrice des lumières qui émanent de l’intérieur de l’être, c’est avec une poésie empreinte d’humanisme visionnaire que Danielle Richard auteure-compositeure-interprète propose un spectacle de chansons porte bonheur à saveur jazz. 

Une belle randonnée à travers les sagesses soutenantes rencontrés sur les sentiers d’une vie bien remplie.  Elle partage généreusement sa passion de vivre accompagnée par d’excellents musiciens qu’elle qualifie de merveilleux lumineux.  Une complicité contagieuse et rafraichissante où la simplicité d’être est à l’honneur.  Soutenue par la liberté de prendre des envolée ingénieusement improvisés autant dans sa poésie que par le jeu musical avec les musiciens du quintette. 

https://www.youtube.com/watch?v=fcJy7LNGVPc

Plume libre de la nuit

Quelque part sur la ligne du temps, j’écris accoudé sur ma table.  Chassant l’inconfort de l’insomnie pour que valse à nouveau l’usure de la mine accoutumée de mon crayon.

Je te partage mon plaisir.  Tant le vertige me prend comme l’amant laissant sa trace sous la peau frémissante.   Je me remémore des fragments de textes que j’ai lu aujourd’hui.  En réponse je t’écris.  Nous invente l’histoire vivante d’une âme et les aventures de son passage sur les jardins de l’Éden Terre.

Admiratrice de ces fins danseurs sur les horizon du  délire des images, qui savent savamment coucher les sonorités sur tous ces mots alignés que je prend plaisir à réciter.   M’inspirant des témoignages des auteurs des plus belles plumes modernes qui résonnent jusqu’à ma moelle.

Glisse mon crayon sur ce papier velouté.  Luxuriante richesse de pouvoir le laisser prendre sa fuite.  Retraçant au passage l’incompréhensible.  Revisitant l’étrangeté de rêves passé.  M’imbibant d’une de ces nuits profondeur sommeil.  Y sentir vibrer le sens caché comme un sacre de présage.  Marcher lentement sur le rivage d’une fragile mémoire.

Tracer des mots sans en comprendre la trace.  Remplir la mission de remplir une page.  Sentir le devoir s’accomplir de remettre en marche la créative démarche.  Écrire comme on part prendre une marche.  S’activer sans but.  Goûter à l’élan sans plus.  Laisser l’instinct prendre toute la place et nous frapper de plein fouet tant les joyaux s’y dévoilent.   Aux délicieuses heures de relecture.

Honorer la responsabilité de garder ouverte les portes de l’inconscient.  Pour que les sagesses occultés par la rigidité de la compréhension immédiate.  Y laissent des traces sur les méditations à venir.  Et effleurer le sublime d’un moment qui bientôt saura venir.  Qu’écrire.

À cet autre moi de l’avenir.  Ne raconter qu’entre les lignes du délire.  Tout ce que l’être ose être.  Dans toute son imperfection infinie ne raconter que la vie.  Qu’une conscience qui ne s’observe qu’a travers ces yeux qui lisent.  Cet autre toi du moi dans cet autre moi du toi.  Ah tiens!  Te revoilà de nouveau.  Toi.  Comme on se retrouve!

Vertigineux tourbillon d’une spirale.  Dont je te parle depuis si longtemps déjà.  Qu’ensemble on peine à percevoir et qui pourtant.  S’impose dans notre conception de la réalité.  À mesure qu’évolue notre voyage sur ces vivants continents.  Toi, mon autre de moi.

Ma plume libre de nuit récolte des fruits cueillis à même les arbres de vie qu’enveloppe la dure mère de notre moment, ici.  Cette impression omniprésente de nos réalités parallèles.  Toutes inter-connectées entre-elles.

Je te considère, te pressent dans notre intemporel.  Comme toutes ces autres vies qui se vivent à côté de nous.  Étrangères tout autant que familières.  Toutes les unes autant que les autres.  Autant dans les mondes de l’éveil que dans ceux du rêve.  Je te considère à même ma présence à travers la ligne intemporelle du temps.

 

L’Or

L’Or légèr dans les rayons du matin

Avant que ne se pointe tout à fait le jour

Avant que les tâches et les soucis n’entachent

Les pages immaculées de la blancheur ouverte

 

 

Bien au delà des nuages et des tempêtes

Qui me voilent la tête d’impercus chagrins

L’Or légèr dans les rayons m’atteint

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Des nouvelles de L’Oiseau racine

  Vivre à deux vitesse

nouvelle chanson du projet de L’Oiseau racine

Je viens te partager aujourd’hui l’évolution des dernières semaines de mon travail créatif et répondre à une question qu’on m’a posé sur la méthode d’écriture que j’utilise pour composer ma musique.

Alors, qu’est-c’qui se passe avec moi ces jours-ci?

Eh bien, j’écris beaucoup de textes avec ma plume libre pour me préparer du matériel ressource en vue d’une période intensive de quatre mois d’écriture de chansons. 

Mon but est d’étoffer le nouveau répertoire de L’Oiseau racine pour en faire un album concis des plus belles chansons jazz progressives québécoises jamais écrites!  Je fais des blagues ambitieuses, mais c’est pas faux de dire que le répertoire jazz en français est plutôt mince et qu’on fini par toujours chanter les mêmes titres.  J’ai envie de nouvelles chansons, à ma façon.  Envie de nouveaux défis musicaux et de chansons qui permettent de l’espace pour improviser tout notre saoul. 

Qu’est c’que c’est le son de L’Oiseau racine?

Pour te donner une idée, je te partage le témoignage d’un fan de première heure.  Sa perception me semble juste et plus claire que la mienne qui a le nez collé sur les chansons.  

Marc-André (Peace) –  « OK… C’est vraiment incroyablement beau votre projet! J’adorais déjà ce que javais entendu et ça ne fait que continuer! Pour les vieux de la vieille comme moi, on sent une continuité avec La Cage de Bruits. Quelque chose qui coule naturellement, sans cassure. Ce n’est pas une rupture avec ce que vous avez fait dans le passé, mais plutôt une forme nouvelle d’expression qui vient autant nous chercher dans les tripes.
On y sent le côté exploratoire que vous avez toujours su mettre de l’avant, supporté par des mélodies qui font du bien, qui nous bercent l’âme tout doucement. Des textes qui « fessent » autant que dans le temps, mais avec un gant de velours cette fois. Et de l’espoir! Pis ça c’est pas mal pratique dans le monde dans lequel on évolue!
Et tout ça, c’est seulement après ma première écoute! Je vais avoir besoin de ré-écouter les pièces quelques fois pour m’en imprégner davantage. Surtout que Danielle en dit beaucoup dans ses textes, et je ne parle pas là de quantité de mots, mais de la charge de ceux-ci.
En résumé, je dirais que votre projet est fabuleusement harmonieux, réconfortant, sincère et juste assez ébranlant! »

 

Effectivement, maintenant que tu le mentionnes Marc-André, je le vois.  C’est de La Cage de Bruits améliorée qui ouvre la Cage et ne cherche plus à faire du Bruit.  Je m’amuse à dire qu’une fois que la Cage s’est ouverte, un oiseau neuf en est sorti.  Comme un phoenix qui renaît de ses cendres.  Un oiseau rare qui est là, dans le présent. 

Je me rend compte avec gratitude qu’il nous faut en profiter maintenant pour en prendre soins.  Parce que je comprend maintenant qu’il ne sera pas toujours là.  Je dis cela justement parce que l’aventure de la Cage de Bruits fut extraordinaire, je n’aurais jamais eu envie que ça cesse et pourtant…  Autant que l’envie d’y retourner jouer avec les merveilleux musiciens qui en ont fait parti ne manque pas de me hanter, elle est indéniablement chose du passé. 

Aujourd’hui je suis ailleurs, j’avance et ma quête me pousse vers l’avenir.  L’Oiseau racine est le messager de mon monde intérieur actuel et il faut le saisir au vol.  Embarquer dans le voyage et en profiter pleinement.  Je suis honoré de jouer aux côtés des musiciens qui en font parti et ceux qui en feront parti au cours du grand voyage que je prévois faire avec ce projet.  La liberté créatrice qui en émerge me stimule à pousser plus loin ma plume et mon envol.  C’est un plaisir qui soigne en profondeur.

Comment je m’y prend pour écrire ces chansons-là?

J’aime marcher et laisser le rythme de mes pas se subdiviser en séquences de 4, 5, 7 ou 8, 9 pas.  Je claque des doigts pour y faire des accents ou des contre-temps.  Je marche comme ça autour de différentes cellules jusqu’a ce que l’inspiration me donne une phrase en dictée.  Une phrase qui deviendra la « riff » pour la basse ou le guide mélodique de la série d’accords.   Parfois je chante une progression d’accords complète en arpège.  Je la chante à répétition, y déconstruit les modes possible d’improvisation comme une transe jusqu’à l’entendre dans ma tête sans devoir la chanter.  Ensuite, je m’amuse à improviser dessus. 

Intense et omniprésente, la chanson commence à prendre le dessus sur mon quotidien.  C’est là que je sais que je tiens la ficèle d’une nouvelle chanson.  Elle joue en continu dans ma tête jours et nuits.  Elle se fait muse.  Comme une radio qui reste ouverte en bruit de fond, je peux avoir une discussion avec quelqu’un et elle joue encore et encore même quand je dors.

Le texte émerge d’une page de mon cahier noirci que j’ouvre au hasard ou encore, il vient du sens que prend ma vie durant les jours hantés par la mélodie.  C’est une étrange sensation agréable que de laisser les choses se faire sans penser à faire autrement qu’écouter respectueusement une sagesse plus grande que soi nous guider.  Veiller à tasser l’égo, la peur ou l’orgueil sans me laisser déconcentrer.  Garder l’oreille chasseuse de l’oiseau rare qui vient chanter à l ‘aube.

C’est comme ça que les chansons viennent se déposer sur ma ligne thélépatique. 

Pour ce qui est de la poésie des textes.  Je me prépare longtemps d’avance en écrivant presqu’à tous les jours.  Je ne cherche pas le sujet, je laisse venir ce qui m’habite et nourrit mes recherches.  Lectures, documentaires, informations, actualités, expositions d’autres artistes, discussions…. Tout ce qui émerge du quotidien. 

Pour écrire, j’ai besoin du silence total.  De l’absence de mouvement autour de moi.  Je profite des rares moments où je suis seule pour libérer ma plume sur mes cahiers noirci.  Souvent quand tout le monde dort la nuit.  J’ai besoins d’être disponible pour entrer dans une forme de transe imposée par l’inspiration.  Une transe qui parfois prend la forme d’une dictée de mots qui me viennent avant que l’égo n’ait eu le temps de censurer quoi que ce soit.  Mon seul acte de présence consiste à veiller à ne pas laisser l’égo obstruer le travail justement! 

En fait, je me sens comme en état de méditation où je laisse passer mes pensées limitantes sans pour autant embarquer dans leurs histoires.  Je laisse les autres mots se tracer d’eux même et prend plaisir à sentir le crayon glisser sur les lignes de mes pages blanches.  Le sens que prend les mots est guidé par mon intériorité, mon ressenti au contact de mes enjeux et de notre actualité collective.  Et parfois, j’ai l’impression qu’il vient de plus grand que moi et que je n’ai qu’à écouter pour apprendre.  C’est un mystérieux rituel que j’adore. 

Souvenir de vacances en musique été 2017

À chaque été maintenant, je pars à la rencontre d’un groupe de gens qui partagent l’évolution de mon processus de création.  D’année en année, le concert s’étoffe de nouvelles chansons, des musiciens s’ajoutent et la magie se déploie.  Ce montage m’a été offert par Julie Désormeaux qui cette année est venu y passer un séjour mémorable avec sa joyeuse famille.  Un partage créatif et exploratoire d’une autre audacieuse qui n’a pas peur de sortir de sa zone de confort pour apprendre et grandir.  Merci Ju! xxx

Hamac

Paroles et Musique: Danielle Richard Musique: Patrick Dostie

Suspendue à mon hamac passablement passive telle une bine dans sa cosse, je me laisse bercer par le vent.  Mes deux pieds nus sur d’oisifs nuages, épongeant tout mon temps.  Je m’imbibe de moments élastiques, bondis de réflexions en réflexions.

Se remettre à niveau Revenir les deux pieds sur terre.  Se remettre à niveau Détourner les deux yeux d’l’écran.  Lâcher nos égos.   Sur la terre, sur la planète entière s’ajuste le monde Pour  que ça change à  tous les niveaux.

Lové entre les arbres quand vient le temps d’lâcher la pression.  Je m’étire.  Étire à l’infini la passagère paix qui habite.  Je refais mon futur et le futur de tous les miens telle une louve hurle à l’écho.  J’ouvre une porte sur des vieilles croyances et sur des souvenirs intenses.  

J’aimerais en venir aux faits sur la nature de nos intentions et le rapport de forces unifiant l’amour à la haine.  Alors je roucoule à tes oreilles dans l’espoir d’apaiser ton coeur tellement je comprends la rudesse de ton éveil.

 

Vieilles âmes nouvelles

7 years old girl – chen style taiji

Cualquier edad. Cualquier lugar.#taiji

Posted by Taiji Natural on Saturday, April 1, 2017

Vieilles âmes nouvelles

 Quand s’allonge mon regard dans le creux de l’ici
J’me sens bercé à même la matière de nos corps
Mes mains surfent sur cette marée tranquille
Et mon écoute s’ouvre à tout ce qui tangue et chavire
De nos vieilles âmes nouvelles

Le temps glisse sur des sentiers parallèles
Sous mes pas d’encre nocturne
Suspendu à la lumière
Nos vieilles âmes nouvelles

Démo des mots des maux

Le texte qui suit coule le long des replis des mots
Tous ces maux qui nous affectent à l’heure triste
Quand sont mis à jour les faits réalistes
Devant les gestes gratuits de la violence des sots
Démo des mots des maux

Sur toutes les autoroutes de l’information
La longue déroute des discussions
À bord du véhicule de la désinformation

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